Sur les traces des Quilombos !

  2400km à vélo au coeur du Brésil noir

 

 

 

Episode 1 : A cidade de Deus
2 novembre 2009

 

Rio do Janeiro « fleuve de janvier ». La ville ne porte pas ce nom pour rien

La ville est immense, troublante, violente, vallonnée et très verte, et pour cause...
Mes hôtes, m’ont accueilli avec ces mots « Bemvindo no Londres ! »
Hé oui, j’en vois déjà certains d’ici qui vont se moquer mais depuis mon arrivée au Brésil, il pleut les 2/3 du temps. Il semblerait que je n’ai pas encore totalement quitté la Bretagne.

Une petite semaine vient de s’écouler dans la capitale carioca. Rio do Janeiro s’étale de tout son long sur une baie immense. Baie qui, nous l’avons appris hier (pour l’anecdote), a été élargie par des kilomètres de remblais sur la côte. Toute une partie de Rio « plate » est artificielle.
Rio est une ville qui s’est étendue de manière singulière : coincée par la mer et gênée par les innombrables collines (« morros ») qui surplombent toute la côte. Du coup, le physique de Rio est particulier. La croissance d’une ville qui se veut souvent périphérique, est ici dispersée : quartier par quartier au gré de l’aménagement rendu possible de ses collines.
Résultat. Tout se côtoie à Rio : le centre-ville, les quartiers d’affaires, les super quartiers résidentiels et les favelas qui sont « disséminées » dans toute la ville.

Je suis logée à Santa Teresa : le quartier bohème de Rio - Matthieu dirait le Montmartre brésilien, c’est un peu vrai. Joli quartier avec une vue sympa sur le centre-ville. M’enfin, il n’est pas rare d’entendre le soir des tiroteos (coups de feu) de la favela voisine.
Petit jeu : essayer de distinguer le son de la K47 à celui des feux d’artifice.

Ce n’est pas une légende : Rio est violente. Trop d’inégalités mélangées. Du coup, quelques précautions d’usage s’imposent !
Résultats : peu de photos à vous soumettre (on sort sans sa caméra) d’une ville qui est, étonnamment, belle (héritage de son passé colonial) et verte.
Rio est très verte... de la végétation tropicale partout et des parcs en abondance. Agréable pour une immense ville.

Rio violente mais pas déprimante. Tout est musique, fête, danse... Les fins de semaine ne sont dédiées qu’à peu de choses : la caipirinha (alcool de canne à sucre) et o baile (à danser). Ha, et bien sûr au football : le stade de Maracana étant l’église la plus fréquentée du pays.
Et, en matière de fête, les brésiliennes sont des sacrés danseuses. A Rio, samba et

 

 

 

Petit rappel : C koi 1 Quilombo ?

Au temps de l’esclavage au Brésil. Y a pas si longtemps puisque le Brésil est le dernier pays à abolir l’esclavage en 1888... Bref, les quilombos étaient à l’époque des communautés constituées par des esclaves en fuite...

Aujourd’hui, ces communautés sont toujours existantes et bel et bien vivantes. La Constitution Brésilienne, 100 ans après l’abolition, leur reconnaît notamment un droit d’accès collectif à la terre. Il y aurait près de 5000 communautés quilombolas au Brésil.

En 2009, 89 sont reconnues officiellement comme telles, et possèdent collectivement des terres sur lesquelles elles sont présentes depuis des siècles. Démarches administratives longues et pression immobilière ne facilitent pas les choses.

A Campinho, la vie est prospère et dynamique. Beaucoup travaillent désormais à l’extérieur et vivent du tourisme croissant de la Région des plages alentours. Le Quilombo est devenu un vrai lieu d’échanges. Nous arrivons en pleine semaine de stage.
Des dizaines de communautés alentours sont invitées (indiennes, les petits pêcheurs (caixaras) et échangenet autour des problématiques identitaires et de préservation des communautés.

Durant cette semaine, les stagiaires travaillent notamment (grâce à l’aide de l’Etat Brésilien aussi

Petit rappel : C koi 1 Quilombo ?

Au temps de l’esclavage au Brésil. Y a pas si longtemps puisque le Brésil est le dernier pays à abolir l’esclavage en 1888... Bref, les quilombos étaient à l’époque des communautés constituées par des esclaves en fuite...

Aujourd’hui, ces communautés sont toujours existantes et bel et bien vivantes. La Constitution Brésilienne, 100 ans après l’abolition, leur reconnaît notamment un droit d’accès collectif à la terre. Il y aurait près de 5000 communautés quilombolas au Brésil.

En 2009, 89 sont reconnues officiellement comme telles, et possèdent collectivement des terres sur lesquelles elles sont présentes depuis des siècles. Démarches administratives longues et pression immobilière ne facilitent pas les choses.

A Campinho, la vie est prospère et dynamique. Beaucoup travaillent désormais à l’extérieur et vivent du tourisme croissant de la Région des plages alentours. Le Quilombo est devenu un vrai lieu d’échanges. Nous arrivons en pleine semaine de stage.
Des dizaines de communautés alentours sont invitées (indiennes, les petits pêcheurs (caixaras) et échangenet autour des problématiques identitaires et de préservation des communautés.

Durant cette semaine, les stagiaires travaillent notamment (grâce à l’aide de l’Etat Brésilien aussi

Episode 2 : Plages ou Quilombos ???
18 novembre 2009
















 

 

Départ de Rio pour la Costa Verde (« Côte verte » pour les moins avisés) ; lieu hautement touristique – détente pour les étrangers et les Paulistes.

Paraty, qui vivait beaucoup de la pêche jusqu’à il y a une vingtaine d’années, voit fleurir « Pousadas » (hébergements pas chers) et « lanchonetes » (l’équivalent en bouffe pas chère)

Quelques jours de détente et de baignade sur des plages magnifiques, avec une mention spéciale pour « Ilha Grande » (la Grande Ile). On débarque à bon port avec tous les gringos, et puis, si on prend le temps de marcher un peu, de traverser la verte forêt, on découvre la face cachée de l’île.
Après quelques heures de marche, on atterit sur la plage dos rios (des 2 fleuves). Jusqu’en 1984, l’Etat brésilien envoyait sur ce bout d’île les prisonniers politiques et les trafiquants les plus dangereux du Pays. Ce n’est qu’en 1984 que l’Etat fait littéralement pété (explosé) la prison, certainement pour se laver des crimes du passé. Enfin, sans blague, cette prison (réputée infranchissable et destructible) avait tout de même une vue sur mer imprenable.
A la place de la prison d’hier, un centre d’études « para o meio ambiente e desenvolvimiento sustentavel » (pour l’environnement et le développement durable).
Les temps changent, le Brésil aussi !

Les pieds dans l’eau et sur terre, Rencontre avec les premiers quilombos. A quelques kilomètres de Paraty, sur une route jonchée d’Ayrton Senna (les bresiliens sont des dangereux sur la route ), le Quilombo de Campinho.

Ce quilombo est un peu emblématique en la matière puisqu’il est le seul à jouir dans l’Etat de Rio d’un droit de reconnaissnace et de titres de propriété de leurs terres.

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ILHA GRANDE - praia dos rios

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Plan d'1 ancien quilombo

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3 femmes seraient les fondatrices du Quilombo de Campinho. Elles se seraient installées après que moult esclaves furent transférées pour travailler dans les Mines d'or

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Eraldo et son projet agro-florestal

Petit rappel : C koi 1 Quilombo ?

Au temps de l’esclavage au Brésil. Y a pas si longtemps puisque le Brésil est le dernier pays à abolir l’esclavage en 1888... Bref, les quilombos étaient à l’époque des communautés constituées par des esclaves en fuite...

Aujourd’hui, ces communautés sont toujours existantes et bel et bien vivantes. La Constitution Brésilienne, 100 ans après l’abolition, leur reconnaît notamment un droit d’accès collectif à la terre. Il y aurait près de 5000 communautés quilombolas au Brésil.

En 2009, 89 sont reconnues officiellement comme telles, et possèdent collectivement des terres sur lesquelles elles sont présentes depuis des siècles. Démarches administratives longues et pression immobilière ne facilitent pas les choses.

A Campinho, la vie est prospère et dynamique. Beaucoup travaillent désormais à l’extérieur et vivent du tourisme croissant de la Région des plages alentours. Le Quilombo est devenu un vrai lieu d’échanges. Nous arrivons en pleine semaine de stage.
Des dizaines de communautés alentours sont invitées (indiennes, les petits pêcheurs (caixaras) et échangenet autour des problématiques identitaires et de préservation des communautés.

Durant cette semaine, les stagiaires travaillent notamment (grâce à l’aide de l’Etat Brésilien aussi) à monter des projets vidéo et radio. Campinho va ainsi prochainement démarrer une radio communautaire qui émettra dans toute la Région « Radio Mata Atlantica ». Nous échangeons rapidement avec les membres de l’association des descendants du quilombo, qui sont en plain travail autour de cette semaine de stage et préparent également activement la prochaine fête de la conscience noire, le week-end du 20 novembre.

Fête que nous célèbrerons à Salvador, si je parviens enfin à retrouver mon cher et tendre perdu dans les couloirs des aéroports.

Pour l’anecdote, car tout est bien qui finit bien finalement.
Nous devions Géraud et moi nous retrouver à Salvador (à 1 journée de route en bus), mais je décide de lui faire une Surprise en l’attendant comme une bienheureuse à l’aéroport de Rio, avec un verre de Caipirinha à la main.
Après plus de 2 heures d’attente, et les couloirs déserts de l’aéroport (il est 1h du mat’), je rentre bredouille à l’autre bout de la ville. J’apprends le lendemain, plus tard, que le vol de Londres-Rio est parti sans lui (retard du 1er avion) et qu’au lieu d’arriver à Rio, il file pour Sao Paolo, après 9 heures d’attente... et je passe quelques futiles détails qui parfaissent le décor d’une journée sans fin !

Heureusement, la France est qualifiée pour la coupe du monde (merci Henry et sa main, hum) !!! sinon, on aurait pris cher avec les brésiliens !

A très vite avec Géraud dans le Nordeste, Ojala !

 

 

 

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Episode 3 : Baie de Tous les Saints
170 km - 27 novembre 2009

Apres nous etre enfin retrouves dans un denouement epique et labyrintesque digne des tragedies Shakespeariennes – 2 avions loupes, 50 h d attente entre les 4 vols et aeroport pour un Geraud en rage contre l organisation a la Bresilienne. C est au coeur du Pelorinho ( “Pilori” designe le centre historique de Salvador ) qu on se serre a nouveau dans les bras . Des retrouvailles aussi pour Geraud qui revient ici apres 7 ans.

C est aujourd hui le 20 novembre, le jour de la ‘conscience noire’, date de la mort de Zumbi, legendaire heros Bresilien.

Zumbi, esclave menant une lutte contre l oppression coloniale au sein du Quilombo de Palmares, une magnifique statue se dresse au milieu de la Praça da Se, et en face se situe le Musee de l esclavage, c est l occasion pour nous d en savoir plus : documentation assez complete sur le transport du “bois d ebene”, le quotidien des esclaves, et les grandes dates et chiffres de cette libération véritable "revolution" coloniale dont on a si peu parlé... Mais curieusement, pas un noir dans le musee ???

Le Benin est invite a la fete cette annee. Djumbee et batucadas se melangent sur la scene centrale. Nous vibrons dans cette chaude atmosphere arrosee de Caipirinha... Il est bon de marcher dans les rues colorees et bruyantes de Salvador, de retrouver le fort San Antonio, lieu mythique de la capoeira, ou se cotoient plusieurs ecoles. J avais oublie a quel point on transpire quand on joue ici ! bon, pour le côté " p'tit groupe conviviale", on repassera !

 

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Devant le guerrier Zumbi



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Vue de Cachoeira

Passage au marche des quilombos sur petite place : quelques stands d'artisanat de communautes d une quinzaine Etats du Bresil. Nous sommes agréablement surpris de les voir représentés.

Echanges difficiles avec certains quilombolas qui ne comprennent pas toujours notre demarche ; ils y voient un "traquenard des occidentaux", ou récupération...(ben voyons, y croient p'tetre passer sur TF1 ??) cependant, a nous de mieux amorcer les choses.

Derniers preparatifs, bricolage sur les velos et c est parti !! Traversee de la Baie de Tous les Saints vers l ile d Itaparica en face et pedalage sur une route chaude. Nous commencons progressivement, savourons les derniers instants sur la plage avant de s enfoncer dans les terres. Je remarque que mon portugais n'est toujours pas presentable ; Vi gere la plupart de l aspect social, et moi, la logistique (ndlr: ah ouais ?!).

Nous parvenons a la charmante bourgade de Cachoeira, reputee pour son condomble – ceremonie religieuse africaine. Les couleurs, la douceur de vivre de cette cité nous apaise.

Contrairement a la marche, le velo s'avère plus intense et on entre dedans en crachant nos tripes ! on croirait voir que des côtes, pff..pff...c'est pas l'Tibet pourtant ?? Non, c'est juste parceque c'st l'début !

Mais qu il est bon de rouler les cheveux au vent...

 

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Episode 4 : Autour de la Chapada Diamantina,
604 km - 8 decembre 2009

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Vélocipedons toujours vers l 'ouest. Sur des routes encombrees de gros routiers (BR101 Rio-Salvador), des routes defoncees (on parle plus de nids de poules mais de crateres !), ou des grimpettes pas possibles (avant Mucuge)... Ca tape le cul, inflamme les aducteurs, tire sur les bras. Difficile de pedaler dans d agreables conditions – sans parler de cet infernal soleil de cuivre - mais c est l'aventure ! Autrement on choisirait le velo d appart branché sur des chaines voyages...
Pour La TV, celle-ci est omnipresente au Bresil. Pas de journaux papier dans Le Nordeste, mais une chaine : ‘’Globo’’ diffusant jeux, reality show, et l interet majeur qui reunit toute Le peuple : les Novelas. C est aussi enorme que le foot, la religion ou le carnaval. Virginie est tombee accro de “viver a vida" qui passe tous les jours a 20h ! La masse vibre d emotion (plastique) chaque soir.

Ainsi, nous arrivons dans une splendide region de l'Etat de Bahia : le parc naturel des Chapadas Diamantinas (montagnes diamants), oasis de verdure dans un Sertão poussiereux.
Pour avoir vu Lencoeis la derniere fois, nous decidons de faire l autre cote et nous nous arretons a Mucuge. L historique de ces belles cites des Chapadas est lie aux ‘’Garimpeiros’’, les chercheurs de diamants. Au XIXe siecle, prospecteurs, brigands et aventuriers se ruerent de tous les coins du pays pour y chercher fortune.

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Les chutes de Mucuge - Chapada Diamantina

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Nous ecrivons actuellement de Caeté Acu qui se love dans une haute vallee boisee entre cascades et rochers. Ca fait penser a un village de bab’s-rastas et l atmosphere y est terriblement... reposante. En prime c est le village des apiculteurs (y a un concours de ‘mel organico’) et de la capoeira (pas moins de 2 groupes dans ce p tit patelin !). On est gates !!
Cependant, cet endroit idyllique a connu un enorme incendie l an passe. Certains disent que 60% de la foret aurait brulee ! Des armees de pompiers de tout le pays ont combattu le feu pendant 1 mois. Tout le monde sait que le probleme du foncier est un enjeu suffisant pour supposer que certains provoquent de tels ravages. Nous avons rencontre sur notre chemin de jeunes guides militants dans des assos ecologistes qui sont desabuses.

Petite pensee a Marilia et Christophe qui font leur tour du monde ( aussi a velo) a la rencontre des forets primaires, et qui sont en ce moment en Siberie (
www.kernunos.org ). On leve notre verre de jus de goyave frais a leur sante !

 

Chants de capoeira : Guerreiro do quilombo

Une trés belle chanson qui raconte l'histoire d'un esclave noir qi a été amené de force au Brésil avec sa famille.
Chacun des parents va connaître un sort peu enviable et seul cet esclave va parvenir à s'enfuir en direction
du quilombo.
Là il va s'entrainer dur et revenir en tant que guerrier afin de liberer les esclaves des colons, au cours de
cette chanson il explique clairement la dureté de l'esclavagisme et la tristesse que l'esclavagisme a pu causer.

Guerrero do Quilombo

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sou guerreiro do quilombo, Quilombola
lelele ô
Eu sou nego dos Bantos de Angola
Nego Nago

Fomos trasido pro Brasil minha familia separou
minha mae ela foi vendida pra fazenda de um senhor
o meu pai morreu no tronco no chicote do feitor
meu irmao nao tem orelhas
porque o feitor arrancou
na mente trago tristeza e no corpo muita dor
mas olha um dia pro quilombo eu fugi
com muita luta e muita garra
mim tornei um guerreiro de Zumbi
ao passar do tempo pra fazenda retornei
soltei todos os escravos e a senzala eu queimei
a liberdade não tava escrito em papel
nem foi dado por princesa cujo nome Isabel
a liberdade foi feito com sangue e muita dor
muitas lutas e batalhas foi o que nos libertou

Sou guerreiro do quilombo Quilombola
lelele ô
Eu sou nego dos Bantos de Angola
Nego Nago

Guerrier du quilombo

 

 

 

sou guerreiro do quilombo, Quilombola
lelele ô
Je suis un nègre des tribus Bantos de Angola
Nego Nago

On nous a amené au Brésil, ma famille a du se séparer
Ma mère a été vendue dans la proprieté d'un colon
Mon père est mort au tronc d'un arbre, sous les coups de fouets du fouetteur
Mon Frère n'a pas d'oreilles,
parce que le fouetteur les a arraché.
Dans mon esprit je porte la tristesse et dans mon corps la douleur
Mais un jour, j'ai fui pour le Quilombo
A force de lutte et de perseverence
je suis devenu un guerrier de Zumbi (Roi du quilombo de Palmares)
Une fois le temps passé, je suis retourné à la proprieté
J'ai liberé tous les esclaves, et j'ai brulé les cellules
La liberté, n'était pas écrite sur du papier,
ni ne fut donnée par la princesse dont le nom est Isabel.
La liberté fut obtenue au prix du sang et de beaucoup de douleur
de nombruses luttes et batailles sont ce qui nous a liberé.

Je suis un guerrier du Quilombo, un Quilombola
lelele ô
Je suis un nègre des tribues Bantos de Angola
Nego Nago

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Episode 5 : A la recherche des Quilombos
852 km - 20 decembre 2009

Chapitre 1 : Quilombo de Mangal

A travers le pays, nous sommes en quete de quilombos. Nous entendons parler par-ci, par-la  d eventuelles communautes existantes.
Dans la petite ville de Paratinga, d apres un de nos hotes, des communautes quilombos se trouveraient de l autre cote du fleuve São Francisco.
Trop contents d en trouver enfin une sur notre chemin, nous embarquons a bord de la barque “Estrela guia’’ et partons a sa recherche.

Nous arrivons a Mangal. L accueil est plutot chouette. On est herberge chez Jaer, le fils du president, un hote souriant et bienveillant, une creme. Ici, la communaute vit essentiellement du travail de la ‘’roça’’, cultures de manioc, haricots, riz, pasteques et autres fruits... Plus de 150 familles (envrion 700 personnes) composent le quilombo. Tres impresionnant de penser que ce sont quasiment les memes familles descendants d esclaves, qui, depuis plusieurs siecles, habitent ce premier espace de liberte. Leur part de liberte, le quilombo l a vraiment obtenu avec la reconnaissance officielle par l Etat comme quelques autres... de leur statut de Quilombo (inscrit depuis 20 ans dans la Constitution) qui donne a la communaute le droit de propriete des terres.
Je (Vi) m eclate litteralement avec les enfants, qui bien souvent, rayonnent de leur spontaneite et de leur joie de vivre. Les filles racontent des histoires qui font peur sous la tente, me coiffent.. et nous donnons un petit cours de capoeira a une trentaine de gamins dechaines !!!
Gros pincement au coeur au moment de dire au revoir a ces petites ‘tetes noires’.

A noter qu il est difficile de sortir la camera et bien souvent nous preferons venir en tant que voyageur plutot qu en tant que journaliste. On passe a cote de recueil de temoignages mais il en est ainsi.

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'Abacaxi', pause ananas sur la route


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Marie, Mae do Santo ou maitresse du candomble au lendemain de la ceremonie

La veille du depart, alors que l on discute dans l obscurite avec le doyen de la communaute, on apprend qu il y a une ceremonie candomble. INESPERE !
Sans que l on est le temps de realiser, on atterit dans une maison (terreiro), un lieu d apparence assez mystique, un lieu... qui degage quelque chose !
La ceremonie commence par des series de prieres pour la Vierge Marie. La ‘’Mae do Santo’’(mere du saint) , Marie, fait penser a une pretresse vaudou d un aura impressionant.  
La danse se revele surtout feminine et typiquement africaine avec des mouvements de mains gracieux, des hanches ondulantes et des pas legers. Lorsqu une danseuse entre en transe, elle fremit, et se tord tandis que ses consoeurs la soutiennent. Le rythme des percus et des atabaques resonnent. C est endiable ! Les Orixas exultent !
La fete a laquelle nous avons assistee, etait donnee en l honneur de ‘’Oxum’’, l orixa ou dieu des eaux et des cascades.
Le vin, la cachaca s'écoulent a mesure que la nuit avance. La veillee durera jusqu a l aube, un vrai marathon pour les musiciens, danseurs et ceux qui assistent.

Ce soir-la, nous avons pris un bain d energie au coeur d un candomble, qui bat au rythme de l Afrique... remontent en nous des souvenirs evocateurs. Ouais, cette route, c est juste la continuite d une autre !!

 

Chapitre 2 : Quilombo de Rio das Rans

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A Igreja de Bom Jesus da Lapa, litteralement l Eglise du Bon Jesus de la grotte

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Arrivee dans le Quilombo, je parle... beaucoup comnme d habitude

Nous pedalons a travers la ‘mata’ (grosse broussaille seche) pour atterir completement cuits a Bom Jesus da Lapa. Nous nous offrons une glace o kilo pour nous remettre sur pied (self service de differentes glaces exotiques payees pas cheres et servies au poids – genre le pied quoi !).
Bom Jesus est une ville sainte au Bresil. Elle attire de nombreux pelerins venus se recueillir dans son etonnante eglise. Celle-ci est faconnee par la nature puisque installee dans une grotte vaste et lumineuse, dont les chapelles errent au trefond des entrailles de la roche. L endroit est grandiose.

A Mangal, on nous a diriges vers un autre quilombo, celui de Rio das Rans, situe a 70 km de Bom Jesus. On enchaine !
Wilson et sa famille nous invitent a planter la tente. L echange se fait tres naturellement. Laura, la mere, est d une gentillesse et d une attention immense.
Pour les remercier, nous leur faisons gouter un bout de Bretagne, avec des crepes servies sur une musique des Carre Manchot (Surpris, puis adeptes... mais ils ne seront pas encore prets pour le fest-noz ! ).

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